"Je ne sais pas si je dois rapporter ici ce qu'il s'est passé dans mon village... Comment les forces obscures se sont emparé de lui...
Comment toute ma famille, mes amis, tous les gens que je connaissais ont peu à peu succombé au mal...
Lorsque j'étais encore enfant, je me faisait peur en lisant les récits de Felix Jaegger... Tout le monde le prennait pour un affabulateur, moi le premier. Et pourtant...
Si tout ce qu'il disait était vrai, si des forces obscures si puissantes qu'elles peuvent faire muter des rats en parodie d'humain existait.. Si des forces capable de survivre à la mort existait réellement?
Que pourrions-nous faire, nous autres, pauvres mortels, pour lutter contre de telles abominations?
Il a fallut quelques mois pour que mon village natal devienne un endroit cauchemardesque... Nos morts avaient déjà du mal à touver le repos repos eternel. Depuis quuelque temps, des rumeurs de plus en plus nombreuses font échos de zombies, de squelettes... Et que dire des hurlements bestiaux qui se font entendre dans les forêts avoisinantes? Comment expliquer les récentes révoltes des villageois? On parle même de rituels impies commis au sein même de l'église de Sigmar...
Il faudrais sans doute que je trouve le courage d'aller parler de tout ça aux répurgateurs, mais si je me trompe? Et si jamais ils se mettaient à enquêter...
Celà fait trop longtemps que mes comptes ne sont plustenu à jour, et il est même fort possible que certains pôts de vins puissent ressurgir à la lumière du jour...
Non, je ne peux pas me permettre d'aller trouver nos protecteurs, trop de choses sont en jeu, à commencer par ma propre vie... Il faut pourtant que quelqu'un viennent nous aider. Nous ne sommes que les habitants d'un petit village, un village maudit...
Maudit, depuis l'arrivée de cet étrangé..."
La page se terminait sur une traînée de sang... Nul doute que l'auteur de ses lignes avait connu une fin tragique, et pour le moins sanglante.
L'Inquisiteur Seliarus se tourna vers le régurgateur :
"Et vous êtes sûr que tout ce que contient se livre est vrai?"
Le répurgateur fit un signe léger de la tête : oui, il avait lui-même vu les horreurs qui habitaient ce village...
Le visage sévère de l'inquisiteur se tourna vers un tableau représentant Sigmar eviscérant un dragon perverti par le chaos...
Ses mains serrèrent les accoudoirs de son siège, on sentait monter en lui une colère noire :
"Comment se fait-il que personne ne nous ait parler de tout celà? Que faisait le prêtre de ce village, pourquoi ne nous a-t-il pas prévenu? Et comment se fait-il que la milice de ce village n'ait pas remplie son office?"
L'Iquisiteur semblait vraiment contrarié. Le répurgateur, quand à lui, s'abstenait de tout commentaire. Comment faire comprendre à cet homme que les rouages même de cette société étaient le coeur du problème : la répression entraîne la peur, cette même peur qui a retenue le bourgmestre de faire parvenir aux services concernés l'appel à l'aide.
Il se permit un petit sourrire intérieur. La rage de l'Inquisiteur lui permettrais enfin de réaliser son rêve, et d'exterminer, une fois pour toute, l'engeance maudite qui avait fait tant de mal à toute sa famille...
La voix grave de l'Inquisiteur se fit à nouveau entendre :"Belarius"
"Oui Seigneur?"
"Fourbissez vos armes, préparer votre eau bénite, vous avez rendez-vous avec le mal absolu. Que ce soit une engeance chaotique, une force non-morte ou même un poison pestidentiel, Sigmar guidera votre bras et vous permettra de réaliser Sa volonté : exterminer l'impur!
Tout semble provenir de l'arrivée d'un homme, trouvez-le, trouvez l'origine du mal qui ronge ce village, et détruisez-la!"
L'Inquisiteur tendis un papier à Belarius : son ordre de mission marqué du sceau impérial...
Le répurgateur se permis un sourire : il avait enfin un accès libre à l'église de Belafrom, cette petite ville assez populeuse pour servir de point de départ à une croisade contre le mal abolu, mais paradoxalement, assez petite pour ne pas trop attirer l'attention...
Belarius salua l'Inquisiteur, pris le précieux parchemin, tourna des talons et s'appreta à partir.
"Bélarius!"
"Oui?"
"Exterminez tout ce qui est impure! C'est là, votre seul et unique devoir envers Sigmar!"
"Oui, Seigneur Inquisiteur... Je suis conscient de celà..."
Une fois dehors, Bélarius se permi un grand sourire : l'Inquisiteur, trop présompteux, avait oublié un autre devoir des chasseurs du mal : toujours avoir un mirroir sur soi pour reconnaître l'Impure...
Il fis quelques pas, puis se retourna sur une superbe fille blonde qu'il venait de croiser : elle était pleine de vie...
Et il avait faim...